BBC, que n'essaie t'on pas de vendre sous l'étiquette de la protection de la planète?
Attention, je suis assez iconoclaste
Petit retour en arrière.
Il y a une 50taine d'années, la saison de chauffe était plus courte de 100 jours, et la température de "confort" était inférieure de 4°C a celle qui nous est familière.
Évidement on gardait un pull en hiver.
Là est la vraie source d'économie, et sans dépenser un centimes en travaux! Mais c'est mauvais pour l'emploi
d'autre part les anciens, en particulier dans le Sud savaient que l'ennemi du confort d'été était le soleil.
Donc arbres à feuilles caduques devant les maisons, car le meilleur isolant est encore d'éviter que la source de chaleur atteigne la construction, petites fenètres avec persiennes pour les occulter, forte épaisseur des murs pour l'inertie.
Mais maintenant, on veut de la vue, de la lumière donc o ouvre et on laisse rentrer les calories. Mauvaise idée, sauf si la climatisation règle le problème.
C'est bon pour l'emploi, car au bout de la rallonge il y a la centrale nucléaire à construire et à faire tourner.
Pour revenir à vos interrogations
Quelques remarques:
1- Le placo tout seul n'a jamais été un isolant, à part contre le feu.
L'isolant (thermique) est, en général, un matériau qui emprisonne, si possible de manière immobile, de l'air (ou un gaz rare). Il sera donc léger et avec une certaine épaisseur.
2- Où est l'inertie (thermique) si l'isolant est à l'intérieur ? Que vous ayez du béton, des agglos, des briques, ... elle sera faible: votre placo + les planchers s'ils sont en béton.
Conséquence: l'allumage d'un halogène (beurk), de la télé (beurk) ou un rayon de soleil par la fenêtre éleveront la température de la pièce de plusieurs degrés. Et cela ce n'est pas du confort.
L'inertie thermique recherchée doit être intérieure à la maison afin que les apports "gratuits" soient lissés et emmagasinés pour être restituer ultérieurement. Vous aurez ainsi que des variations de températures faibles et lentes, non inconfortables.
Il faut noter que l'inertie thermique faible est compatible avec l'abaissement nocturne de la température (pour les économies d'énergie

) avec remontée avant le lever des occupants. Il ne faut pas à avoir à se lever la nuit!

.
par contre l'inertie thermique forte créée un décalage entre la disparition de la source de chauffage et les conséquences mesurables. Ce qui peut produire que l'abaissement sera effectif en fin de nuit pour une coupure dans la soirée.
Je vous laisse imaginer le brutal appel de chauffage nécessaire en peu de temps pour réatteindre la température de confort en début de journée.
Il n'est pas forcément plus énergivore de chauffer constamment.
3 - Briques ou agglos ?
Les agglos (blocs de bétons de granulats lourds) peuvent être creux ou pleins. Il est évident que l'inertie thermique des premiers est faible comparée à celle des seconds.
La brique. j'imagine que vos constructeurs avaient en tête les "monomur" ou similaire.
Voir exemple
www.cstb.fr, à droite "accéder aux avis techniques" recherche par mots clés : Monomur"
Super procédé sur le papier, mais qui ne supporte pas le "j'menfoutisme" lors de la pose:
La dalle de départ pas horizontale, défaut de calepinage obligeant à retailler les briques, réemploi de briques ébréchées, joints inadaptés ou trop large, ....
font que les désillusion seront à la hauteur des espoirs placés dans le matériaux.
Il n'est pas souhaitable d'être parmi les premières applications (lire cobaye) de ce matériau pour un constructeur.
De plus mettre une isolation thermique intérieure ou extérieure supprime tous les avantages ayant conduits à concevoir ce genre de brique (forte isolation thermique, forte inertie hygrométrique, etc.
4- Enfin le BBC nécessite une qualité performante d'étanchéité à l'air, parasite car non gérée.
La solution traditionnelle est de mettre en surpression le bâti, voir où cela fuit, mettre un ruban adhésif de calfeutrement.
Personnellement je suis extrêmement dubitatif sur la conservation du pouvoir adhésif sur plusieurs décennies. et je trouve que l'essai de la surpression n'est pas représentatif car ce qui cause problème est la dépression dans la maison (ue au vent par exemple) qui aura tendance à décoller l'adhésif plutôt qu'à le plaquer sur la fuite.
En conclusion
Je crains que vos constructeurs ne maîtrisent pas vraiment les caractéristiques et les contraintes constructives d'un habitat BBC
Je ne peux que vous suggérer de demander à vos constructeurs potentiels de vous présenter leurs réalisations, similaires à ce que vous envisagez. Réalisations ayant affronté la vrai vie d'un hiver et d'un été.
S'ils refusent où n'en ont pas, où si les habitants concernés sont plutôt déçus, il me parait préférable de chercher un autre constructeur.
BBC pourquoi pas, mais pas n'importe comment, à n'importe quel prix et surtout pas par des gens qui ne connaissent du système que ce qu'ils auraient appris dans quelques articles de revues ou séminaires de 2 jours.
Rappel:
Je suis assez iconoclaste; mais vous étiez prévenus