de Polmar » Lun 21 Juin 2010 11:42
Quelques valeurs à connaître
DTU 20.1 Tolérances:
9.1.1 Cas général
Les écarts sur les distances entre une partie d'ouvrage et une autre partie voisine (telle la distance entre deux murs) ne doivent pas être supérieurs à 2 cm en plus ou en moins.
Les écarts sur les cotes de dimensionnement d'un ouvrage (telle que l'épaisseur d'un mur) doivent être inférieurs à 1 cm en plus ou en moins.
Les écarts sur la verticalité d'un parement (verticalité d'une face de mur) doivent être inférieurs à 1,5 cm sur une hauteur d'étage (maçonneries à enduire et maçonneries destinées à rester apparentes).
Pour les baies:
9.1.2.3 Largeur de la baie — Aplomb des tableaux
La largeur L est la largeur entre tableaux prévue au projet.
La largeur de la baie minimale réalisée, Lm, est la distance horizontale entre les points les plus en saillie des deux
tableaux : Lm ≥ L – 10 mm.
La largeur maximale réalisée, LM, est la distance horizontale entre les points les plus en retrait des deux tableaux :
LM ≤ L + 10 mm.
La différence d’aplomb est celle existant, pour chaque tableau, entre le point le plus en saillie et le point le plus en
retrait: Différence d’aplomb à droite et à gauche : rd et rg ≤ 10 mm.
9.1.2.4 Hauteur de la baie — Niveaux des linteaux et appui
La hauteur H est la hauteur entre appui et linteau prévue au projet.
La hauteur de la baie minimale réalisée, Hm, est la distance verticale entre les points les plus en saillie du tableau
et de l’appui : Hm ≥ H – 10 mm.
La hauteur de la baie maximale réalisée, HM, est la distance verticale entre les points les plus en retrait du tableau et de l’appui : HM ≤ H + 10 mm.
La différence de niveau, d’une part pour le linteau, d’autre part pour l’appui, est celle existant, pour chacun d’eux, entre le point le plus en saillie et le point le plus en retrait.
Différence de niveau en linteau : rl ≤ 10 mm.
Différence de niveau en appui : ra ≤ 3 mm/m avec un maximum de 10 mm.
9.1.3 Dressage du gros oeuvre si hors tolérances
Si le gros oeuvre ne respecte pas les tolérances précisées en 9.3, particulièrement vis-à-vis de la planéité, il sera
procédé, avant pose des menuiseries, à un dressage des surfaces ....
9.3 Planéité et état de surface des parements de la maçonnerie brute
Suivant les matériaux et selon que la maçonnerie est destinée à être enduite ou à rester apparente, la planéité
est mesurée à l'aide :
— du cordeau de 10 m ;
— de la règle de 2 m ;
— de la règle de 0,20 m.
Les tolérances de planéité sont indiquées ci-après.
9.3.1 Maçonneries de briques de terre cuite, blocs de béton destinés à rester apparents
Les tolérances que doit satisfaire la surface nue des ouvrages sont regroupées ci-après :
— planéité d'ensemble rapportée au cordeau de 10 m : 2 cm ;
— alignement des lignes de joints horizontaux (sur 10 m) : 1 cm.
9.3.2 Maçonneries de briques de terre cuite, de blocs en béton à enduire
On distingue deux qualités d'exécution de la maçonnerie brute :
— exécution courante ;
— exécution soignée.
NOTE L'exécution courante est réservée aux parois de locaux utilitaires pour lesquels une finition soignée n'est pas
nécessaire, ou aux parois destinées à recevoir soit une finition non directement appliquée sur le support, soit des enduits de parement traditionnels épais. L'exécution soignée convient aux mêmes usages que l'exécution courante, mais sa meilleure finition permet de limiter les travaux ultérieurs de revêtements éventuels.
En l’absence de toutes indications des Documents Particuliers du Marché, l’exécution courante est considérée
comme retenue.
Les tolérances que doit satisfaire la surface des ouvrages selon la qualité d'exécution demandée sont:
Exécution courante: Planéité sous la règle de 2 m: 1,5 cm; désaffleurement et planéité locale au réglet de 0,20 m: 1 cm.
Soignée: Planéité sous la règle de 2 m: 1 cm; désaffleurement et planéité locale au réglet de 0,20 m: 0,7 cm.
En complément, déjà écrit par ailleurs:
Les chainages sont obligatoires
Extrait DTU 20.1 P4
3.1.1 Chaînages horizontaux
Les murs en maçonnerie porteuse et en maçonnerie de remplissage sont ceinturés au niveau du plancher bas du
rez-de-chaussée ou du dallage, à chaque étage, au niveau des planchers, ainsi qu'en couronnement des murs
libres en tête, par un chaînage horizontal en béton armé, continu, fermé ; ce chaînage ceinture les façades et les
relie au droit de chaque refend.
3.1.2 Chaînages verticaux
Sauf exception, des chaînages verticaux doivent être établis lorsque les deux conditions ci-après sont réunies :
a) les murs en maçonnerie sont porteurs ;
b) ces murs sont réalisés avec l'un des matériaux ci-après (référencés dans la norme NF DTU 20.1 P1-2) :
- briques creuses de terre cuite (à face de pose continue ou à rupture de joint) à perforations horizontales ;
- briques de terre cuite à perforations verticales à enduire ou destinées à rester apparentes ;
- blocs creux de granulats courants ;
- blocs creux de granulats légers ;
- blocs de béton cellulaire autoclavé.
NOTE 1 L'utilité des chaînages verticaux est double : ils ceinturent la maçonnerie en liaison avec les chaînages
horizontaux et s'opposent, par ailleurs, au soulèvement des dalles de planchers en béton armé dans les angles.
Ces chaînages doivent être réalisés au moins dans les angles saillants et rentrants des maçonneries, ainsi que
de part et d'autre des joints de fractionnement du bâtiment.